La fidélité à son entreprise : ce capital qui s’épuise

Illustration Hall d'entreprise

Dans un cadre de travail bouleversé par la crise, la culture hybride devient un enjeu clé des entreprises pour garantir la fidélité de leurs salariés.

Selon une étude OpinionWay pour Microsoft France* :

  • 45% des salariés voient aujourd’hui moins de raisons de rester dans leur entreprise actuelle, et près d’un salarié sur deux (49%) reconnait avoir moins de scrupules à postuler dans d’autres entreprise
  • Les personnes dont l’activité est compatible avec le travail à distance mais n’y accédant pas, sont 58% à trouver de moins en moins de raisons de rester dans leur entreprise actuelle
  • 83% des salariés français ont néanmoins envie de rester dans leur entreprise actuelle mais la moitié d’entre eux attend des évolutions en phase avec leurs nouveaux besoins

 

Issy-les-Moulineaux, le 11 janvier 2022 – Deux ans après le début de la crise sanitaire, l’institut OpinionWay a interrogé, pour Microsoft France, les actifs français sur leur vision de la fidélité professionnelle. Quelles sont les raisons qui les encouragent à rester dans leur entreprise ? Et à l’inverse, quelles sont celles qui les pousseraient à postuler ailleurs ? L’enquête**, menée auprès de 1045 salariés du privé, révèle notamment qu’ils souhaitent conserver la flexibilité gagnée grâce au travail hybride, tout en retrouvant la convivialité qu’ils avaient avec leurs collègues sur leur lieu de travail.

 

Flexibilité, lien social et valeurs fortes : les trois atouts séduction des entreprises

La pandémie a créé une situation inédite dans laquelle le travail à distance a pris une place centrale, qui est venue bouleverser les habitudes et les attentes des salariés.

  • La transition vers plus de flexibilité s’est imposée en raison de la pandémie :
      • Flexibilité de lieu : la flexibilité dans le travail est devenue un besoin critique pour le quotidien des actifs français (59%), en particulier pour ceux qui ont durablement adopté le travail à distance (68%). Les salariés âgés de moins de 35 ans sont ceux qui sont le plus en attente de flexibilité : 65% d’entre eux déclarent que c’est aujourd’hui un critère décisif dans leur choix de carrière.
      • Flexibilité de temps : près de 60% des actifs français déclarent que si leur entreprise les incitait à organiser eux-mêmes leur temps, choisir leurs propres horaires leur ferait apprécier davantage leur entreprise. Ceux qui ont aujourd’hui une activité compatible avec le travail à distance sont également 58% à dire que la proposition de 2 ou 3 jours de travail à distance par semaine leur ferait apprécier davantage leur employeur.
  • Depuis la crise sanitaire, 45% des salariés en mode hybride (pratiquant encore aujourd’hui le travail à distance) avouent qu’il se sentent moins proches de leurs collègues.
      • L’ambiance, les habitudes et les évènements au sein de l’entreprise – tels que les pots et petits déjeuners chouquettes entre collègues – jouent un rôle important (83%, voire très important pour 36%) dans l’attachement qu’ils éprouvent pour leur entreprise.
      • Les personnes en mode hybride, ayant moins l’occasion de voir leurs collègues, y sont les plus fortement attachées : 90% d’entre elles déclarent que ces petits rites conviviaux contribuent à leur fidélité à l’entreprise, dont 43% de manière très importante.
      • Ce constat est d’autant plus criant que les actifs français éprouvent un réel besoin de maintenir un lien social avec leurs collègues (83% déclarent les aimer, dont 31% qui déclarent beaucoup les aimer). Un constat inhérent à celui observé dans le cadre de notre enquête sur le bonheur au travail : le lien social est un ingrédient clé du bonheur au travail pour 4 actifs sur 10.
  • La politique RSE de l’entreprise, à travers son impact environnemental et sociétal représente également un levier fort pour fidéliser les collaborateurs. Elle joue un rôle important dans l’engagement de 85% d’entre eux.
      • Les plus jeunes et les femmes se montrent plus particulièrement sensibles aux enjeux d’égalité, de diversité et d’inclusion : 41% des moins de 35 ans et 40% des femmes présenteraient leur démission si leur entreprise allait à l’encontre de ces valeurs.
      • Si leur entreprise ne garantissait pas ou plus une culture d’égalité, de diversité et d’inclusion, 80% des salariés se déclareraient affectés, et un tiers serait prêt à quitter leur entreprise (32%).
      • Sans surprise, les salariés travaillant depuis 20 ans ou plus sont les plus nombreux à affirmer leur fidélité aux valeurs de l’entreprise (52%).

L’absence de transformation des entreprises : principal motif de rupture pour les salariés

En dehors de la rémunération, la sécurité de l’emploi est la première motivation des salariés à intégrer leur entreprise actuelle (43% citent avoir rejoint leur entreprise car c’était un CDI). Ce facteur est encore plus prédominant chez les plus jeunes et les femmes. Cependant, depuis la crise sanitaire,

  • 45% des salariés voient aujourd’hui moins de raisons de rester dans leur entreprise actuelle, et près d’un salarié sur deux (49%) reconnait avoir moins de scrupules à postuler dans d’autres entreprises :
      • Une réalité criante chez les plus jeunes : 55% des moins de 35 ans envisagent plus facilement d’envoyer leur CV à d’autres entreprises depuis la crise sanitaire (contre 36% des personnes âgées de 50 ans et plus).
      • Une réalité aussi pour ceux en poste depuis 6 à 9 ans dans leur entreprise actuelle, et qui connaissent aussi bien ses points forts que ses points faibles, ont également moins de scrupules que les autres (57%).
  • Le mode hybride est la raison majeure qui pousse les actifs à chercher ailleurs :
      • Les personnes dont l’activité est compatible avec le travail à distance mais n’y accédant pas sont 58% à trouver de moins en moins de raisons de rester dans leur entreprise actuelle.
      • Une majorité de salariés ayant la possibilité de travailler à distance reconnait que si leur entreprise leur demandait d’effectuer leur travail en présentiel comme avant la pandémie, cela les inciterait à quitter leur entreprise actuelle (37%, 51% en Ile-de-France).
      • Mais le mode hybride ne fait pas l’unanimité : 30% auraient envie de quitter leur entreprise si cette dernière imposait ce nouveau modèle de travail.
  • De plus, la transformation du rôle du manager reste clé dans la fidélisation des actifs français :
      • 47% déplorent que leur manager n’ait pas su évoluer et apprendre des deux dernières années pour travailler différemment.

La technologie, une alliée de taille pour conquérir le cœur des salariés

Tout n’est pas perdu pour autant : ceux qui sont en recherche d’emploi active préfèreraient rester dans leur entreprise actuelle à condition qu’elle évolue (41%), signe que leur envie de mobilité est davantage liée à des attentes non satisfaites plutôt qu’à un rejet de l’entreprise.

  • Plus de la moitié (51%) des salariés en mode hybride demandent plus de transformations au sein de leur entreprise afin de poursuivre les évolutions entamées. Des contrastes générationnels apparaissent : alors que les plus âgés ne veulent rien changer à leur entreprise et y rester (49%), les plus jeunes se montrent davantage en attente de progrès (46%).
  • Mieux utiliser les outils numériques aurait un impact positif sur l’image que les salariés (42%) ont de leur entreprise.
      • La simplification de la recherche d’information et de documents est la première piste d’amélioration : 65% des salariés sont intéressés par plus de rigueur dans le stockage de l’information numérique
      • La prise de notes sous format numérique est aussi plébiscitée par 58% d’entre eux, pour un partage plus rapide.
      • 40% des salariés expriment même un intérêt pour les mondes virtuels et immersifs que leur entreprise peut leur proposer (ex : à l’aide d’un avatar, discuter devant une machine à café virtuelle ou participer à des événements)
  • Mieux utiliser le temps de travail est aussi un axe d’amélioration demandé
      • Autour des réunions : 63% se disent intéressés à échanger leur nombre de réunions au profit d’un temps de travail individuel, 63% souhaitent diminuer leur nombre en les préparant mieux en amont, 56% souhaitent des équipements au bureau et chez soi qui permettent des réunions hybrides plus fluides entre des collaborateurs à distance et d’autres au bureau.
      • Autour des évènements d’entreprise : 84% des salariés souhaiteraient privilégier les évènements d’entreprise exclusivement en présentiel, et 32% déclarent que cela leur ferait davantage apprécier leur entreprise.

« Nous vivons actuellement une tension où d’un côté, le recrutement et la rétention de talents sont devenus financièrement critiques, et de l’autre, le risque de départs des salariés n’a jamais été aussi grand. Nous l’observons tous les jours dans notre secteur de la technologie, mais aussi dans ceux de la restauration ou de l’enseignement. La fidélisation des collaborateurs repose aujourd’hui sur un ensemble de leviers complémentaires au chèque à la fin du mois : la flexibilité des fonctions éligibles au télétravail, la réduction de la pénibilité des tâches à faible valeur ajoutée et la recherche d’un nouveau projet commun autour du lieu de travail. Voilà ce qui permet de redonner du sens à notre quotidien, ce qui doit être notre priorité dans ce monde qui en a beaucoup perdu. » précise Nadine Yahchouchi, directrice de l’entité Microsoft 365 de Microsoft France

 

* Toute publication totale ou partielle doit impérativement utiliser la mention complète suivante : « Etude OpinionWay pour Microsoft France » et aucune reprise de l’enquête ne pourra être dissociée de cet intitulé.

** Méthodologie

  • L’étude a été menée par l’institut Opinion Way pour Microsoft France auprès d’un échantillon de 1045 salariés du privé représentatif de la population française active.
  • L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de région de résidence, de secteur d’activité et de taille d’entreprise.
  • Les interviews ont été réalisées du 17 au 24 novembre novembre 2021.
  • OpinionWay a réalisé cette cette enquête en appliquant les procédures et règles de la norme ISO 20252.

Contacts Presse

Agence Hopscotch pour Microsoft France

Elizabeth MAES – [email protected]

Névine CHATILA – [email protected]

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